MONTAGNAC : Une mère retrouvée décédée, sa fille de 4 ans survit plusieurs jours à ses côtés

Une femme de 40 ans a été découverte sans vie ce jeudi 4 juin dans son logement de Montagnac. Sa fillette, retrouvée gravement déshydratée sur le canapé familial, a été hospitalisée. La piste d’un malaise médical est privilégiée.

Une issue tragique et un miracle au cœur du drame. Ce jeudi, les secours ont fait une douloureuse découverte dans un appartement de Montagnac, près de Pézenas. Une quadragénaire y gisait sans vie, tandis que sa petite fille de 4 ans, retranchée avec le corps de sa mère depuis probablement plusieurs jours, a pu être sauvée in extremis.

Illustration – DR

​Une intervention par la fenêtre

​L’alerte est venue de la famille et des proches de la victime. Sans aucune nouvelle d’elle depuis le vendredi précédent, l’inquiétude grandissait. Relayés par la police municipale, les gendarmes de Pézenas se sont déplacés à son domicile pour lever le doute.

​Face à une porte close et sans réponse de l’intérieur, les militaires ont requis l’aide des sapeurs-pompiers. Ces derniers ont dû escalader la façade et pénétrer dans le logement par une fenêtre.

​À l’intérieur, le scénario s’est avéré déchirant : la mère de famille était décédée. Non loin d’elle, sur le canapé, sa fillette de 4 ans attendait les secours.

​« L’enfant était vivante mais présentait des signes importants de déshydratation et se trouvait dans un état de choc au moment de sa prise en charge », a indiqué le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.

​Après avoir reçu des soins d’urgence, l’enfant a été confiée à un membre de sa famille.

​L’hypothèse d’une crise d’épilepsie fatale

​Les techniciens en identification criminelle ont passé l’appartement au peigne fin, mais aucun élément suspect n’a été détecté. La porte était verrouillée de l’intérieur avec les clés sur la serrure, et le logement ne présentait aucun signe de vol ou de lutte. Par ailleurs, la victime vivait seule avec son enfant.

​La piste criminelle étant écartée, les enquêteurs se penchent activement sur les antécédents médicaux de la victime, qui souffrait d’épilepsie. La thèse principale s’oriente vers une suffocation accidentelle survenue après une crise majeure.

​Une autopsie a été ordonnée par le magistrat pour confirmer officiellement cette cause médicale et dater précisément le moment du décès.

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