MONTPELLIER : Chaos en plein centre-ville pour la sortie de la nouvelle Swatch x Audemars Piguet.

Ce samedi 16 mai, l’engouement autour de la montre « Royal Pop » a viré à la cohue place de la Comédie. Face à une foule immense et des tensions croissantes, les forces de l’ordre ont dû intervenir.

Une file d’attente interminable, serpentant du Passage Lonjon jusqu’à la place de la Comédie, en passant par la rue de la Loge. Ce samedi, le centre-ville de Montpellier a été le théâtre d’une effervescence hors norme. Dès le vendredi soir pour les plus téméraires, des centaines de passionnés et de revendeurs ont bravé la nuit pour espérer acquérir le nouveau Saint-Graal de l’horlogerie : la « Royal Pop », issue de la collaboration très attendue entre Swatch et Audemars Piguet.

Crédit photo V.OULHEN/34 INFOS©

​Vendue en édition limitée au prix de 385 €, cette pièce avait enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours, créant un buzz planétaire et un engouement sans précédent.

​Un dispositif de sécurité rapidement débordé

À 10 heures tapantes, les portes de la boutique de l’horloger suisse se sont enfin ouvertes. Mais le protocole au compte-gouttes – une seule personne autorisée à entrer à la fois – a immédiatement fait grimper la frustration chez les clients massés à l’extérieur. Sur place, la police municipale, initialement déployée pour sécuriser les accès, a rapidement dû faire face à une situation devenant compliquée.

​Devant l’affluence massive et l’électricité ambiante, les forces de l’ordre ont été contraintes de mettre en place un balisage d’urgence pour fermer une partie de la rue. La tension est tellement montée d’un cran que la police a demandé à plusieurs commerçants voisins de baisser temporairement leurs rideaux pour éviter tout débordement.

​« Le stock était dérisoire face à la demande. On savait que ça allait sauter », confie un témoin sur place.

​Seulement 30 montres disponibles et un final au gaz lacrymogène

​Le cœur du problème résidait en effet dans la rareté du produit. Selon nos informations, la boutique de Montpellier ne disposait que d’une trentaine d’exemplaires en stock. Les ventes ont donc été bouclées en un éclair.

Peu avant midi, constatant la rupture de stock, le magasin Swatch a brutalement baissé son rideau métallique. Une décision qui a mis le feu aux poudres. Des cris de colère et des mouvements de foule ont éclaté parmi les déçus qui attendaient depuis des heures. Pour disperser les manifestants les plus véhéments et ramener le calme, la police municipale a dû faire usage de gaz lacrymogène.

Crédit photo V.OULHEN/34 INFOS©

Des boutiques closes dans toute la France

​Depuis cet incident, la grille de l’enseigne montpelliéraine est restée close. Un scénario qui s’est répété à l’identique dans de nombreuses autres boutiques Swatch de l’Hexagone, également prises d’assaut.

​Sur la vitrine de la Comédie, un mot laconique imprimé à la hâte résume la situation :

« En raison de considérations de sécurité, notre magasin restera fermé aujourd’hui. »

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