Depuis ce mardi matin, une opération d’envergure est menée dans le quartier des Marels à Montpellier. Sous la direction de la préfecture de l’Hérault, les forces de l’ordre et les services techniques interviennent pour démanteler un véritable « système » dédié au trafic de stupéfiants.

C’est un signal fort envoyé par les autorités : il n’existe aucune zone de non-droit dans l’Hérault. Dès 9 heures ce matin, le quartier des Marels, connu pour être un haut lieu du narcotrafic montpelliérain, a été investi par un impressionnant dispositif de sécurité.
Un quartier transformé en place forte
L’objectif de cette opération administrative n’est pas seulement policier, il est aussi structurel. Au fil du temps, ce quartier enclavé avait vu fleurir des constructions illégales destinées à protéger les activités criminelles :
- Des « drives » de vente : Des cabanons de fortune érigés spécifiquement pour la transaction rapide de drogue.
- Des entraves physiques : Des ralentisseurs non réglementaires et même des bâtiments illégaux construits pour ralentir ou bloquer l’accès des véhicules de police.

Un dispositif massif pour « sanctuariser » la zone
Pour permettre le travail des services techniques, l’État a déployé les grands moyens. Une compagnie de CRS, des unités cynophiles (chiens spécialisés en stupéfiants) et des drones assurent la surveillance aérienne et terrestre afin de sécuriser le périmètre.
« L’État ne lâchera rien : la lutte contre le narcotrafic et contre la cabanisation est une priorité absolue », a martelé la préfecture.
Premier bilan : des tonnes de déchets et des saisies
L’intervention porte déjà ses fruits. Les pelles mécaniques sont à l’œuvre pour raser les points de vente illégaux et dégager l’espace public. Le bilan provisoire fait état de :
- Destruction des structures servant de points de vente.
- Retrait de plusieurs carcasses et de véhicules signalés volés.
- Saisies de produits stupéfiants et d’argent liquide.
- Nettoyage massif : Plusieurs tonnes de déchets sont en cours d’évacuation.
Alors que les moyens restent mobilisés sur place pour stabiliser la zone, cette opération marque une étape clé dans la lutte contre la « cabanisation » et l’économie souterraine qui asphyxiaient ce secteur de la ville.
