Une adolescente de 17 ans, originaire de l’Hérault, a été arrêtée vendredi 7 novembre à Montpellier par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle a depuis été mise en examen et placée en détention provisoire pour association de malfaiteurs dans le but de commettre un acte terroriste.
La jeune fille est soupçonnée d’avoir participé à un projet d’attentat, déjoué, impliquant Maëva B., ex-compagne de Salah Abdeslam, condamné à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015, ainsi qu’un jeune homme de 20 ans originaire de l’Isère.

Une enquête ouverte après la découverte d’une clé USB
L’affaire est instruite par le Parquet national antiterroriste (Pnat). Elle trouve son origine dans une enquête ouverte en janvier 2025, après la découverte d’une clé USB remise illégalement à Salah Abdeslam à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).
Au fil des investigations, les agents de la DGSI ont mis au jour un possible projet d’attentat fomenté par trois personnes : Maëva B., son nouveau compagnon, et une adolescente de 17 ans résidant dans l’Hérault.
Selon les premiers éléments, cette dernière aurait tenté de convaincre le couple de passer à l’acte. D’après la DGSI, les trois suspects étaient décrits comme « très radicalisés ».
Un projet d’attentat avorté
Le Pnat a annoncé lundi 10 novembre au soir la mise en examen des trois protagonistes pour « association de malfaiteurs dans le but de commettre un acte terroriste. ». Ils ont tous été placés en détention provisoire.
Maëva B., l’ex-compagne de Salah Abdeslam, a également été mise en examen pour « recel d’objet illicite remis à détenu », après avoir reconnu avoir transmis au prisonnier une clé USB contenant de la propagande djihadiste lors d’un parloir.
Les perquisitions menées à son domicile ont permis la découverte de supports numériques contenant des échanges et recherches liés à un projet d’action violente distinct, sans lien direct avec Salah Abdeslam.
Toujours selon le Pnat, la jeune Héraultaise de 17 ans aurait joué un rôle moteur dans la constitution du groupe, notamment en cherchant à rallier Maëva B. et son compagnon à une action terroriste. Les enquêteurs évoquent chez elle une « radicalisation certaine » et des échanges à caractère djihadiste sur les réseaux sociaux.
Salah Abdeslam entendu, mais écarté du dossier
Salah Abdeslam, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, a été dans le cadre de cette nouvelle affaire. Il a toutefois été écarté de tout soupçon.
Une enquête toujours en cours
L’enquête, conduite sous l’autorité du Parquet national antiterroriste, se poursuit afin de déterminer l’ampleur du projet, les motivations exactes des suspects et les canaux de radicalisation qui ont pu influencer la jeune Héraultaise.
Cette affaire survient à seulement quelques jours des commémorations des attentats du 13 novembre 2015.
