NIZAS : La Rave Party terminée, le préfet tire la sonnette d’alarme.

Après trois jours de fête sauvage sur l’ancien aérodrome de Nizas, le préfet de l’Hérault a pris la parole ce mardi 10 juin pour dresser un premier bilan.

La musique s’est tue, les participants sont repartis, et le calme est revenu dans la campagne héraultaise. Le week-end dernier, une rave party non autorisée a rassemblé des milliers de personnes dans l’arrière-pays biterrois, provoquant l’intervention massive des forces de l’ordre.

Crédit photo protection civile de l’Hérault©

Un rassemblement massif et illégal

D’après le préfet François-Xavier Lauch, environ 6 000 personnes étaient présentes au plus fort de l’événement. Les autorités ont procédé à 1 000 contrôles d’individus et 800 véhicules ont été inspectés. Résultat : 150 amendes dressées et quatre systèmes de son saisies.

Ce type de mobilisation a un coût, rappelle le préfet, qui a l’intention de transmettre la facture au procureur de la République. « Pendant que les gendarmes étaient mobilisés à Nizas, ils ne pouvaient pas intervenir ailleurs… », a-t-il déploré.

Des risques bien réels

Malgré l’ampleur de la fête, aucun drame majeur n’est à signaler. Les services médicaux ont tout de même pris en charge une cinquantaine de personnes, dont cinq ont été hospitalisées. Quatorze couteaux ont également été saisis, preuve selon le préfet des dérives potentielles de ce genre de rassemblement. « Ma crainte, c’était qu’un drame survienne : overdose, agression, ou pire », a-t-il confié.

Crédit photo protection civile de l’Hérault©

Une interdiction toujours en vigueur

François-Xavier Lauch a rappelé que les rave parties sont formellement interdites dans l’Hérault, un arrêté préfectoral en ce sens étant toujours valable. Il a insisté sur les dangers accrus à l’approche de la saison estivale, notamment en lien avec le risque d’incendies. « Si rien n’est fait, on finira par avoir un drame. Nous resterons fermes », a-t-il affirmé.

Vers un durcissement des lois ?

Même si leur nombre a diminué dans le département, ces fêtes illégales continuent de poser problème. Le préfet estime que la législation actuelle est trop laxiste. « En France, participer à une rave illégale n’est passible que d’une simple contravention. En Italie, cela peut aller jusqu’à six ans de prison. Il est peut-être temps de faire évoluer les choses », a-t-il conclu.

Un commentaire

  1. Il parait étrange que personne n’ait remarqué, pour le signaler, l’installation du lourd matériel sur l’aérodrome de Nizas situé non tres loin d’habitations. Il y avait aussi un énorme laser qui éclairait les.maisons sur un rayon de + 10km. Quant aux interventions des brigades, pour des questions d’effectifs, elles n’ont rien pu faire face à + de 5000 teufers (il falait eviter les affrontements. Il a fallu attendre dimanche , dans la matinee, pour que le matériel soit saisi et remplacé par les organisateurs dans les 2 h qui ont suivies. L’ordre public, la sécurité, la santé font t’elles toujours partie de nos institutions? Le coût humain et financier subit par les communes et par les habitants sera t’il récupérable sur les impôts?

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