La crise sanitaire génère des opportunités, notamment pour les délinquants qui ont adapté leur stratégie. Face à ce changement de physionomie, les gendarmes ont lancé la riposte pour lutter contre cette nouvelle forme de criminalité, avec l’opération Hygie.

Presque pas un seul jour ne se passe sans que les médias et réseaux sociaux ne relaient une affaire criminelle en relation, ou plutôt contre le milieu médical. Arnaques en ligne, vente de médicaments, phishing (ou hameçonnage), vol de matériels de protection… La physionomie de la délinquance s’est métamorphosée pour concentrer ses activités exclusivement sur la crise et les opportunités qu’elle génère. Et c’est notamment le secteur médical qui en fait les frais. Un constat qui a conduit la gendarmerie à riposter en lançant l’opération Hygie. Un nom à la résonance symbolique, qui renvoie à la déesse grecque de la santé. Ici, l’objectif est clair : prendre soin de celles et ceux qui nous soignent.
La protection de l’ensemble du dispositif sanitaire ne limite pas son large champ d’action aux personnels soignants. Hygie doit aussi concentrer ses efforts sur la sécurisation et la sauvegarde des sites et des transports sensibles. Cette tâche est supervisée par le Centre national de sécurité des mobilités (CNSM), intégré au ventre des opérations de la gendarmerie. Les stocks et transports de masques par exemple, matériel dit « critique », constituent un point de préoccupation très sensible.

À l’heure actuelle, les gendarmes de l’Hérault sont mobilisés sur la sécurisation des transports des vaccins dans les différents hôpitaux et établissements de santé du département.
Globalement, tout le matériel médical en relation avec la crise sanitaire fait l’objet d’une attention très particulière de la part des militaires, notamment le matériel de protection mais aussi les médicaments et principalement les vaccins.
