Les Hôpitaux du Bassin de Thau déclenchent leur plan blanc en raison d’une forte augmentation ce week-
end des hospitalisations en médecine pour des patients COVID et non COVID et du passage en zone d’alerte maximale de l’agglomération de Montpellier.
En effet, ce 12 octobre, 17 patients COVID sont hospitalisés aux hôpitaux du bassin de Thau : 4 en réanimation, 12 en médecine et 1 en soins de suite et de réadaptation. 6 patients suspects sont également hospitalisés, en attente de résultat de test RT-PCR.

La situation s’était légèrement détendue semaine passée, mais s’est de nouveau complexifiée ce week-end avec 20 patients admis en médecine en 72 heures, dont 6 pour COVID.
Le déclenchement du plan blanc poursuit plusieurs objectifs :
- Alléger la tension des équipes médicales et paramédicales des services en transformant quelques lits de chirurgie en médecine
- Reporter a minima des hospitalisations médicales et chirurgicales non urgentes
- Adapter les ressources humaines
- Faire un point quotidien en cellule de crise pour adapter les organisations à l’évolution de la situation.
A ce stade, les congés annuels des soignants sont préservés. Néanmoins, le paiement d’heures supplémentaires, le passage à temps plein des temps partiels, des amplitudes de travail en 12 h seront proposés par la direction des soins. Une recherche active d’infirmiers et d’aides-soignants est réalisée, mais les candidats sont peu nombreux.
Si la crise sanitaire devait s’amplifier, l’ARS demandera aux établissements publics et privés de reporter à nouveau toutes les activités programmées. Dans cette hypothèse, nous retrouverions une configuration identique à celle du printemps, avec passage à 17 lits de réanimation (12 COVID+ et 5 non COVID en salle de surveillance post-interventionnelle, surveillance continue déportée en soins intensifs de cardiologie, regroupement des chirurgies dans une seule unité afin de dédier la seconde aux patients de médecine).
Espérons que les mesures de vigilance renforcées sur notre territoire permettront de ne pas atteindre ce niveau de mobilisation, au regard de l’épuisement physique et psychologique des soignants
