Ce lundi, vers 14h15, deux enfants de 7 et 8 ans, ayant échappés à la vigilance de leurs proches, se sont retrouvés à la dérive sur l’étang de Thau sur un simple matelas pneumatique.

Les faits se sont déroulés sur l’une des petites plages bordant l’étang, vers 14h15 environ. Alors que 2 enfants, un garçon et une fille, jouaient sur un matelas pneumatique à quelques mètres du bord, celui-ci est parti d’un coup à la dérive, poussé par un vent particulièrement violent et une houle importante.
En quelques secondes, le matelas a pris une vingtaine de mètres. La tante, qui avait les enfants en charge, a couru vers l’embarcation gonflable puis a entamé à la nage une véritable course-poursuite.

À 14h21 précise, une résidente de Balaruc-les-bains, témoin de la scène, a alors contacté les secours rejoignant la grand-mère sur la plage, impuissante.
Nous avons pu joindre par téléphone la résidente qui a contacté les sapeurs-pompiers, elle nous explique :
« …Quand j’ai appelé les pompiers les enfants se trouvaient déjà à 150m, on voyait le matelas qui partait de plus en plus vite vers la zone aquatechnique et là il y a 2 gars, qui étaient au restaurant Le Grand Large, qui se sont jetés à l’eau. Un des hommes a rejoint la nageuse qui était en train de s’épuiser pendant que son collègue a continué sa course vers le matelas…puis au fur à mesure on voyait plus l’embarcation, plus les enfants, plus l’homme… »

Les sapeurs-pompiers sont arrivés vers 15h avec d’importants moyens : 2 ambulances, une équipe de sauvetage nautique et 2 embarcations. Arrivés sur zone, grâce aux moyens nautiques, les enfants et l’homme ont pu être récupérés sain et sauf par les secours.
A souligner, les 2 témoins, architecte de métier, qui étaient à un repas professionnel et n’ont pas hésité à se jeter à l’eau pour porter secours à cette famille.
Il faut savoir que la ville de Balaruc-les-bains a décidé de ne pas mettre en fonction le poste de secours cette année. En effet, suite à la conséquence de la crise sanitaire sur les finances de la ville ( coût du dispositif – 40’000€) et par rapport à la physionomie des plages, la municipalité n’a pas mis en place le dispositif, a précisé Stéphane Antignac, adjoint au maire en charge du cadre de vie.
