FRONTIGNAN : Le maire décide de ne pas ouvrir les écoles le 11 mai.

Le maire de Frontignan-la-Peyrade, Pierre Bouldoire, décidé de ne pas ouvrir les écoles de la commune le 11 mai suite à une situation toujours confuse à l’heure actuelle. Il s’exprime…

Ville de Frontignan©

« A Frontignan-la-Peyrade, l’école est notre priorité. Elle représente un investissement humain et matériel important, tant pour la Ville et ses agents que pour les enseignants qui exercent dans les établissements de la commune. Mais la santé de tous l’est aussi. C’est pour cela que nous n’ouvrirons pas les écoles le 11 mai à un plus grand nombre d’enfants que ceux nous accueillons déjà (personnel de santé et de sécurité). »

« A l’heure actuelle, sans la confirmation du déconfinement qui doit intervenir le 7 mai, et en l’état du cadre légal qui est soit flou (pas de loi) soit inapplicable (un guide de bonnes pratiques de 54 pages contradictoires), je ne peux pas ouvrir dans les meilleures conditions possibles. Aujourdhui, des parents, des enfants, attendent des précisions du gouvernement et veulent des garanties quant à la sécurité sanitaire et à l’intérêt pédagogique du dispositif. Et, aujourdhui pas plus qu’hier, je ne suis dupe de l’opération de séduction envers les élus de proximité, les seuls à ne jamais fuir leurs responsabilités. »

« Si le gouvernement confirme la date du déconfinement et si la loi est écrite, les enseignants et les agents de la Ville pourront travailler de concert sur une base stable pour envisager que l’on ouvre éventuellement le 18 mai 2020. Cela ne pourra se faire qu’avec des capacités d’accueil d’environ 10% (environ 200 élèves), en privilégiant les classes à partir de la Grande Section (GS) pour l’école maternelle, jusqu’au Cours Moyen 2 (CM2) pour l’école élémentaire. Les modalités précises sont en cours délaboration. Tout se fera en accord avec les parents qui ont été sollicités par nos services et par ceux de l’éducation nationale et avec la communauté éducative. »

« Le dispositif qui serait mis en place le 18 mai, concomitant de la date de rentrée dans les collèges, serait évalué jusquau 2 juin, date à laquelle la fin des dispositions de chômage partiel devrait avoir une incidence sur lobligation faite aux parents de remettre leurs enfants à l’école. »

« J’ai par ailleurs aussi décidé que la Ville et ses partenaires, si les agréments d’accueil d’enfants que nous sollicitons nous sont accordés par les services de l’Etat, s’appuieront et créeront, dès le début du mois de juillet, des outils de remise à niveau scolaire et de lutte contre la fracture numérique afin quaucun enfant de la commune ne puisse pâtir de l’absence de ce 3ème trimestre. La Ville suit déjà près de 80 enfants dans le cadre de ses programmes de réussite éducative (PRE et CLAS). Je préciserai également ultérieurement le cadre de ce dispositif. »

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