MUGUET : La vente à la sauvette interdite.

A l’approche du 1er mai, la vente traditionnelle du muguet occupe légitimement les esprits de ceux qui en vivent (producteurs et fleuristes) et même les vendeurs à la sauvette.

En raison de la crise sanitaire du Covid19, et dans le cadre du respect du décret du 23 mars 2020, la vente à la sauvette du muguet par les non-professionnels, vente partiellement tolérée en temps normal, est interdite.

Illustration – DR

Par ailleurs il n’est pas permis aux fleuristes d’accueillir du public. Cependant vendre du muguet et autres fleurs coupées en mode « drive » ou en livraison reste possible pour les seuls professionnels. Le mode  » drive » nécessite que les mesures barrières soient strictement respectées, en corrélation avec la configuration du magasin et ses abords: espacements suffisants des clients sur le trottoir en cas d’affluence ( plus d’un mètre) ; distance inter-humaine minimale à respecter (plus d’un mètre entre le commerçant et le client ) ; précautions sanitaires d’usage pour le service client.

Concrètement, s’il n’est pas possible pour un client d’acheter du muguet ou des fleurs en accès libre à l’intérieur du magasin, il pourra en revanche, commander, se faire livrer ou venir retirer sa commande au seuil du magasin.

Deux recommandations :

  • Les fleuristes doivent pendre les commandes et fixer à leurs clients un horaire de retrait de commande pour éviter l’affluence de personnes aux abords du magasin.
  • Les fleuristes doivent se rapprocher de leurs services municipaux pour examiner avec eux, les conditions d’occupation de l’espace public devant l’entrée du magasin.

Enfin la vente du muguet pourra également s’effectuer dans les établissements qui sont autorisés à accueillir du public et dont la liste est enumérée par le décret du 23 mars 2020 ( jardineries, supérettes, boulangeries, multi-commerces….).

Le fait de vendre ou d’exposer en vue de la vente des marchandises dans des lieux publics sans autorisation ou déclaration régulière constitue une contravention réprimée par le code pénal. Les contrevenants s’exposent à une amende de 750 euros et la confiscation de la marchandise.

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