Les roses ne sont pas de saison. Celles vendues ce 14 février sont importées, parfois de l’autre bout du monde, avec un impact environnemental négatif.
Elle est sur toutes les publicités des fleuristes pour Saint-Valentin, et pour cause : la rose est la star du 14 février. En 2016, elle représentait plus de la moitié des ventes de plantes et fleurs pour la fête des amoureux, même si elle est peu à peu concurrencée par l’orchidée

La rose n’est pourtant pas vraiment une fleur de saison : on en a rarement vu pousser en France en plein cœur de l’hiver. Car la reine des fleurs a besoin de soleil et surtout de chaleur. Alors pour accomplir ce miracle, on les importe. En février 2019, pas moins de 62,6 millions de roses avaient été importées, avec, pour la quasi-totalité (89%) en provenance des Pays-Bas. Le climat n’y étant pas bien plus clément que dans l’Hexagone à cette période de l’année, les roses y poussent sous des serres chauffées et éclairées 24 h/24.

Mais pour faire face à la demande, les Pays-Bas doivent eux aussi importer. Une bonne partie des roses néerlandaises vient en réalité de pays plus ou moins lointains : Belgique, Éthiopie et surtout Kenya, l’un des plus gros producteurs au monde. Là-bas, produites par des ouvriers payés à peine une centaine d’euros par mois pour six jours de travail par semaine, elles sont beaucoup moins chères.
