L’été sétois est historiquement celui des traditions, ouvert par la Saint-Pierre, la saison estivale se clôturera par les fêtes de la Saint-Louis du jeudi 22 au mardi 27 août. Cette année, c’est Gilles-Marie Dupuy qui signe l’affiche de cette 277ème édition, plus de 20 ans après sa dernière réalisation.

Il se comptent sur les doigts d’une main. Ces artistes ayant réalisé plusieurs fois l’affiche de la Saint-Louis depuis que la Ville a mis en place cette tradition en 1985. Gilles-Marie Dupuy est de ceux-là. Pour la Saint-Louis 2019, il a été choisi par le maire François Commeinhes. Il reprend donc du service et signe sa neuvième affiche de la fête patronale. Un record mais aussi un come-back plus de 20 ans après sa dernière réalisation. Egalement une surprise pour le Sétois désormais installé en Bretagne. “Ça m’a touché que le maire me redemande de réaliser une affiche plus de 20 ans après” réagit Gilles-Marie Dupuy. 27 pour être
précis. C’est en effet en 1992 qu’il signait sa dernière affiche de Saint-Louis après en avoir façonné pas moins de sept dans les années 1980. Artiste depuis l’enfance mais professionnellement depuis une vingtaine d’années, Gilles-Marie Dupuy a exercé plusieurs métiers qui l’ont successivement influencé dans la
réalisation de sesœuvres.Architecte de profession au début de sa carrière, il se reconvertit ensuite comme ostréiculteur sur l’étang de Thau dans les années 1990 puis comme restaurateur sur le port de Sète tout en restant artiste à part entière. Son style ? D’abord figuratif, il évolue vers la construction picturale et le graphisme pour former une peinture abstraite avec désormaisla répétition et la multitude comme fil rouge.
A l’image des formes rondes qui essaiment partout dans ces réalisations. La peinture pour Gilles-Marie Dupuy passe par la recherche et l’audace afin de “restercréatif” et ne pas tomber dans les belles images. Il y a quelques années, Gilles-Marie Dupuy a emmené son inspiration à plus de 1 000 km de l’île singulière.
A Tréguier dans les Côtes-d’Armor.
Un départ sans vraiment en être un mais une manière d’aller chercher l’inspiration ailleurs. “Un peu comme Brassens qui était aussi allé en Bretagne ou Gauguin qui avait peint ici doncc’est un choix en partie artistique. Le vent, la tempête, les
marées, l’architecture des maisons…
la Bretagne offre un environnement
propice à l’art”confie-t-il. Sans l’effervescence de l’île singulière. Celle que l’on retrouve à Sète à chaque fin
de mois d’août pour la Saint-Louis et
qu’il a voulu reproduire dans l’affiche de cette 277ème édition.
