MONTPELLIER / CELLENEUVE : La fin du bidonville

La ville et l’état envisage dans ses prochains mois d’évacuer les 120 personnes vivants dans le bidonville du quartier Celleneuve à Montpellier et d’organiser leur relogement.

Les habitants du bidonville vont être déplacés de façon transitoire, dans l’attente d’une solution pérenne à leur problème d’accès au logement. 174 personnes sont concernées, dont une cinquantaine de mineurs. Cette « expérimentation » vise à terme à une insertion par le logement, a annoncé ce mardi 21 novembre le préfet de l’Hérault.

Le bidonville actuel, situé en première ceinture de la ville, a fait l’objet dès avril 2015 d’une décision d’expulsion du tribunal. « Après des incendies à répétition, des bonbonnes de gaz trouvées sur place ainsi que des fumées toxiques gênant le voisinage, j’ai interpellé l’État pour faire exécuter la décision de justice », explique le maire et président de Montpellier Méditerranée métropole, Philippe Saurel. C’est dans ce contexte que le préfet a souhaité, en concordance avec la métropole, « trouver une solution digne et humaine pour tous les occupants du terrain ». « Soit nous faisions intervenir les forces de l’ordre, soit nous essayions de gérer la situation dans les règles du pays des droits de l’homme », ajoute Philippe Saurel. Ainsi est née l’idée d’un camp de transition prendra ses quartiers au printemps prochain sur un terrain de 6 000 mètres carrés mis à disposition par la ville.

Cette initiative, qui s’inspire de politiques menées à Toulouse et Strasbourg, ne doit porter dans un premier temps que sur 32 familles du bidonville de Celleneuve.

« Grâce à un financement de l’État et de la fondation Abbé Pierre, trois associations interviendront pour mettre en place un accompagnement social auprès de l’ensemble des personnes », indique la préfecture de l’Hérault. L’appel à candidature est en cours. Un comité de logement a été créé afin de mettre en place cet accompagnement social.

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