SÈTE : L’usine de production de biocarburant SAIPOL de nouveau menacée

SAIPOL, la filiale de Sète du groupe Avril se trouve de nouveau menacée par les normes de commerce international. Les 90 salariés de SAIPOL seront au chômage partiel à partir de février prochain.

Sous un soleil digne d’un mois de mai, les rangées de colza, encore verdoyantes, n’attendent que le tracteur de Gérard Tubéry. Comme tous les jours dans la Piège (Aude), le producteur procède au binage de son exploitation. Il s’est converti au colza il y a plus de 20 ans, avec l’essor de la filière des biocarburants, une culture rentable bien adaptée à la région.

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L’usine SAIPOL à Sète – DR

LE COLZA VICTIME DE LA CONCURRENCE ÉTRANGÈRE

Seulement, en septembre dernier, la Commission européenne est contrainte par l’Organisation mondial du commerce (OMC) de lever les barrières douanières sur la production d’ester [types de biodiesel obtenu à partir d’huiles végétales, NDLR] de soja argentin.

« On est en local, en produit contrôlé, garanti avec des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux. Et voilà qu’on ouvre les frontières à des produits venus de l’étranger… », constate le producteur, inquiet pour la vente de sa récolte.

Des nouvelles directives qui affectent l’usine Saipol de Sète. La filiale du groupe Avril va imposer dès le mois de février prochain six mois de chômage partiel à ses 90 salariés.

(Source : FRANCE INFO).

 

 

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